mercredi 29 décembre 2010

Days 2

Quatre heures de bus et voici la belle Pondichery ! Pondichery est une ville incroyablement calme par rapport aux autres villes de l'Inde... c'est un peu le Nice de chez nous avec ses jolies rues arborées (restes de la colonie française) et sa longue promenade en bord de mer où les indiens flânent en grignotant des friandises sucrées. C'est une bonne destination pour commencer un voyage en Inde. Moins tumultueux que Chennai (anciennement Madras) et de petite taille ce qui permet d'en faire facilement le tour à pied. Étonnamment peu de touristes occidentaux mais par contre beaucoup de touristes Indiens visitent caméra à la main leur pays (la classe riche émergente) C'est assez drôle d'ailleurs de voir ces nouveaux riches habillés en jean t-shirt croiser des occidentaux arborant des saris... décidément on est toujours attiré par ce que l'on a pas !

Comme d'habitude j'ai fait un détour par la bibliothèque de la ville... J'ai beaucoup pensé à mes collègues en voyant les rayonnages à faire trembler n'importe quelle bibliothécaire... Pourtant cela ne semble pas décourager les lecteurs assez nombreux qui se repèrent dans cette belle pagaille. Et comme dans toutes les bibliothèques du monde, j'ai trouve des étudiants endormis sur leur livres... !

Le passage obligé de cette ville c'est l'Ashram d'Aurobindo un grand maitre spirituel. J'aimerai vous en dire d'avantage sur ce personnage hautement respecté ici mais les explications étaient inexistantes lors de la visite de son tombeau... j'ai donc acheté un petite brochure pour en savoir plus que je vais feuilleter... Ces textes que j'ai parcourus rapidement sur la méditation semblent intéressants mais malheureusement comme c'est souvent le cas, l'esprit "méditatif" du lieu semble s'être évanoui après sa disparition pour se muer en esprit commercial...

Le petit déjeuner ce matin fut une belle surprise car j'ai mangé avec un auteur dont j'ai acheté récemment le livre ! Julien Leblay traverse le monde à vélo (Paris- Nouvelle Zélande pour cette fois) en deux ans et des brouettes et il s'est arrêté avec son amie pour des retrouvailles familiales dans cet hôtel... Or il y a un mois et demi j'ai acheté son livre pour un jeune homme lui aussi passionne de velo... (Et oui Simon ! J'ai dejeune avec l'auteur ce celui qui t'a donne le gout de la lecture !) Nous avons donc eu du fromage français au petit déjeuner rapporté par ses parents. Je ne pensais vraiment pas retrouver un bon fromage de chèvre aussi vite ! En retour je ne peux donc que vous conseiller la lecture de ce petit ouvrage qui vient de paraitre chez Transboreal " le Tao du velo"

Demain probable départ pour Auroville...

lundi 27 décembre 2010

welcome to India

Bien arrivée a Chennai... ! le temps est doux, pas de grosse chaleur ni de pluie de mousson à l'horizon. Le premier refuge sera une chambre défraichie de l'armée du salut, les autres hôtels étant complets... De toute manière, j'aurais vendu mon âme au diable pour une bonne douche fraiche ! Première ballade dans la ville agréable, les indiens du sud sont définitivement plus sympas, toujours à proposer leur aide dès qu'on a l'air perdu (ce qui arrive régulièrement) Belles images à la tombée de la nuit sur la plage : manèges manuels en bois, stand de poissons grillés, cerf volant d'enfant... le bord de mer est investi telle une fête foraine...



Un Aloo Gobi Massala (pomme de terre et choux fleur en sauce) et un lassi et au lit... demain direction Pondichery.

samedi 25 décembre 2010

ça sent le sapin

25 décembre : J -1 Joyeux noël à tous !
et merci à Paul pour les Haïkus...

les yeux rivés
sur la canne blanche de l'aveugle
je trébuche

"bienvenue"
dit toujours le paillasson
jeté à la décharge

roulades dans l'herbe -

penser à acheter
de la lessive


celui qui ne voyage pas...

Il y a plusieurs mois, un jour un peu morne ou je m'ennuyais fermement derrière mon guichet de bibliothécaire, Alain, agent de sécurité, est venu me demander si je connaissais ce poème de Pablo Neruda.... Ce jour là, Alain m'a donné plusieurs leçons, la première est que la poésie et la culture n'est pas forcément du côté du guichet que l'on croit... La deuxième, c'est qu'il y a une solution à l'ennui.. c'est de se remettre en marche vers la vie.

merci à toi Alain pour avoir arrosé la graine de cette aventure.

Il meurt lentement

celui qui ne voyage pas,

celui qui ne lit pas,

celui qui n'écoute pas de musique,

celui qui ne sait pas trouver

grâce à ses yeux.

Il meurt lentement

celui qui détruit son amour-propre,

celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement

celui qui devient esclave de l'habitude

refaisant tous les jours les mêmes chemins,

celui qui ne change jamais de repère,

Ne se risque jamais à changer la couleur

de ses vêtements

Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement

celui qui évite la passion

et son tourbillon d'émotions

celles qui redonnent la lumière dans les yeux

et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement

celui qui ne change pas de cap

lorsqu'il est malheureux

au travail ou en amour,

celui qui ne prend pas de risques

pour réaliser ses rêves,

celui qui, pas une seule fois dans sa vie,

n'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!

Risque-toi aujourd'hui!

Agis tout de suite!

Ne te laisse pas mourir lentement!

Ne te prive pas d'être heureux!

mercredi 22 décembre 2010

voilà la bête...

60 litres, renfort en titane, cape de pluie intégrée et dos réglable... voici mon meilleur ami pour ces six prochains mois... ! Tout a fini par y rentrer contre toute attente... bien sûr c'est assez lourd mais difficile de choisir quoi emporter pour des climats qui vont varier de 28 à 0 degrés...

justement on en parlait...

les copines d'abord...


J'aimerai faire une dédicace spéciale à mes copines de la Cité toujours sur le pont... qui trouvent (encore) l'énergie de se battre contre les injustices diverses... à vous les filles et à nos futures aventures de callaghan... à tous les verres qu'on a encore à se boire et aux soirées à se lamenter sur notre pauvre société ! Les putois masqués vaincront ! gardez le cap et attendez moi pour les prochaines actions...

jeudi 16 décembre 2010

les autres indiens...


sur le chemin qui me menait vers le pays basque (cinq bonnes heures de train...) J'ai eu le temps d'avaler ce bouquin qui me tentait depuis longtemps sur les indiens Kogis... Ce ne sont pas les mêmes indiens que je m'apprête à redécouvrir d'ici dix jours puisque ceux là vivent en Colombie dans la montagne sierra nevada de santa marta.
Jusqu'à présent, je dois avouer que je n'avais aucune appétence particulière pour les indiens d'amériques. J'avais l'idée qu'il ne devais pas rester grand chose de ces peuples décimés par les armes, dans un premier temps, puis par l'alcool et la modernité en suivant... Et puis je suis tombé, il y quelques mois, sur une émission de france culture où Eric Julien était invité. J'ai écouté cette émission d'une oreille distrète mais quelques passages me sont resté en mémoire tel que ce moment où, avant de faire entrer les caméraman qui viennent faire un reportage dans leur village, les indiens demande à l'équipe d'explorer pendant toute une soirée leurs "idées noires", leurs émotions, pour mettre "leurs pensées en accords avec leurs actes et les terre qu'ils allaient traverser". A ce moment de l'émission, je me suis dis que nous gagnerions tous à faire ce genre de point avant chaque acte important de notre existence....
A présent, je viens de refermer ce livre et je n'ai pas été déçu de m' être plongée dans ce petit monde. Je ne pensais pas qu'il reste des peuples sur cette terre avec une telle conscience, une telle présence à l'instant. Et comme j'aime les belles phrases, je ne résiste pas à vous recopier celle-ci :

" Le paradoxe est le suivant, pour découvrir le mystère du monde, il est nécessaire dans un premier temps de lui tourner le dos, de s'en écarter pour se diriger exclusivement vers le domaine intérieur. Ce n'est qu'au terme de ce voyage intérieur, au bout du cheminement dans l'espace du dedans, qu'en débouchant sur le monde l'être sera en mesure d'en avoir une vision absolument claire et neuve"
François Trotet-Henri Michaux ou la sagesse du vide

Pour en savoir plus sur les indiens Kogis ou participer au rachat de leurs terres c'est par ici

lundi 6 décembre 2010

bientôt noël

En ce matin froid, je voulais partager avec vous ce doux sentiment d'être spectatrice du monde qui s'agite... Dehors les enfants rient sur le chemin de l'école, les portières des voitures claques, les pas se pressent vers un siège de bureau... Un peu plus loin, les papiers cadeaux fleurissent sur le bord des trottoirs, des odeurs de vins chaud et de marron grillés, les vitrines rivalisent de guirlandes en lumières comme un phares indiquant le chemin vers le cadeau idéal... pas de doute c'est bientôt noël. Et loin de moi l'idée de critiquer. J'adore cette douce frénésie, ces vielles chansons de crooner américains qui résonnent au coin des rues, les enfants, alibis des adultes, léchant les vitrines animées du boulevard haussemann...

Mais cette année, derrière la vitre, les doigts entourant une tasse de thé chaud, je regarde le monde tourner sans moi... Mon quotidien ne compte plus les heures, reste aux lit perdu dans ses pensées, mange à l'heure où son estomac se rappelle à lui, se perds des journées entières dans le dédale d'une librairie, marche les yeux curieux dans les rues de Paris... observe, goute, pense la densité du temps de l'homme libre...

Solitude, silence et lenteur sont les trois cadeaux que je m'offre à l'approche de noël.

Merci aux collègues de la Cité des sciences qui ont mis des livres dans mon sac de voyage. Ils sont de bons guide sur mon chemin : "apprendre à rester seul, pour vivre plus densément" Sylvain Tesson - Petit traité sur l'immensité du monde. Bel article à lire sur ce jeune homme par ici.

samedi 4 décembre 2010

la B.O de mon année sabbatique

je persiste dans mes recherches d'amélioration de ce blog et voici une autre possibilité pour incorporer du son avec deezer...



Je sais, il parait que c'est hyper connu mais moi je viens seulement de la découvrir cette chanson... et comme en plus il chante avec Sarah Bettens (les fans se reconnaîtrons)

Visa !

D'habitude, un des meilleurs moyens de se préparer à voyager en Inde est de faire la queue au consulat pour aller chercher son visa... Il y a deux ans, il m'a fallu trois heures pour atteindre le guichet ! En général c'est une belle introduction aux grandes leçon de ce pays :

règle 1 : tout est complexe (surtout les formulaires)
règle 2 : tout est mouvent et flexible (surtout les horaires d'ouverture)
règle 3 : tout est négociable (surtout les places dans la queue)
règle 4 : tout est possible (moyennant finances...)
règle 5 : tout est question de perception du temps (si vous avez une ou plusieurs vie, le temps d'attente devient relatif...)

mais là... quelle surprise ! le consulat s'est doté de tickets, d'une organisation millimétrée, de guichets organisés avec des hôtesse souriante... un mythe s'écroule ! Comment ? ah ça me coûte 17 euros de plus ? ah bon alors tout n'est pas perdu...

mercredi 1 décembre 2010

à dans 8 mois...


Avant de reprendre la route qui m'attend je voulais dire merci...

merci à Fulwari pour son humour, son énergie et son grand cœur qu'elle cache parfois sous des yeux de feu...
merci à Deepti pour le courage de son cheminement, ses bras ouverts, son doigté de cuisinière et son talent au tarot...
merci à Navanita pour sa ténacité, l'énergie de sa danse, les dynamiques partagées et sa belle sensibilité qu'elle voudrait cacher...
merci à Arman pour nos discussions informatique, pour la "kuku", pour ta simplicité qui fait du bien...
merci à Charou (pas la moindre idée de comment ça s'écrit) pour nos traductions aux amandes grillées, j'espère que tu as eu une bonne note !!!

Et bien sur merci à Manish, pour son rat en peluche et sa choucroute mais surtout... pour ouvrir la voix en nous d'un retour à "la maison" et nous apprendre à recevoir...

Merci pour ce refuge un peu particulier qui ouvre à soi et aux autres...

lundi 29 novembre 2010

retour à la société

Après plusieurs heures d'auto formation sur internet, j'ai enfin réussi à insérer du son sur ce blog... pour les courageux qui voudraient faire de même voir ces explications

En attendant voici une des plus belles chansons du film "Into the wild" que je viens de redécouvrir (merci Fabrice). Elle m'accompagne dans ce retour à la capitale et résonne dans mes heures creuses...

"Société, aie pitié de moi
J'espère que tu n'es pas en colère, si je ne suis pas d'accord
Société, folle et creuse
J'espère que tu n'es pas seule
Sans moi"

Bonne ballade...

Society- Into the wilde

pas encore...

Me voilà de retour à Paris et rien n'est plus difficile que de retrouver tant de promiscuité avec le monde après un mois d'espace et de silence... Je me sens parachutée dans un univers que je regarde avec les yeux du touriste de passage. Je sais pourtant qu'il va falloir vivre de nouveau dans cet univers où l'on arpente les rues en pressant le pas les yeux au sol, où l'on joue des coudes pour faire sa place dans le métro... Je sais qu'il faudra, mais pas encore, pas tout de suite, je ne veux pour l'instant que regarder les lumières de la ville de loin...

jeudi 25 novembre 2010

Changement

Voici le départ qui approche... demain le train me ramènera de nouveau vers la ville et son tourbillon... Mais ce soir, je profite encore du calme qui m'entoure car la neige complice est venue étouffer les bruits du dehors. Derniers instants à regarder les détails de mon petit monde avec intensité pour fixer le maximum dans ma rétine... Je pars avec un sentiment d'avoir trouvé asile au creux de moi, d'avoir touché mon centre, une force intérieur oubliée... Je sais pourtant que garder ce que j'ai trouvé ici va être difficile aussitôt la vie "normale" retrouvée... mais il devient clair également que c'est derrière le "difficile" que se trouve les joyaux...

PS : après "transformation" j'ai pioché "changement" au tarot... je crois que je vais finir par comprendre le message !

dimanche 21 novembre 2010

concentré de vie

Ce soir se termine mon dernier stage de méditation. Encore des au revoirs, encore des sourires complices de moments intenses partagés, encore quelques pleurs sous le lourds poids des émotions lâchées... à chaque groupe son histoire et pourtant, je ne peux m'empêcher de noter la répétition d'un scénario dont je commence à cerner les contours.
Le premier jours, j'ai observé dans les attitudes de chacun un savant mélange de peur et d'envie... Certain regardent leurs chaussures, d'autres au contraire monopolisent la parole mais finalement les deux stratégies ne visent qu'a une seule et même chose : se protéger face à un environnement inconnu. Minute par minute, fracturé par la force des méditations, les carapaces pourtant se brisent... pour certaines ça ne prendra que quelques minutes, pour d'autres en revanche, cela se fera parfois dans les derniers regards. Mais pour tous, il y a changement. Les sourires figés du départ deviennent authentiques, les paroles trépidantes du paraître finissent par se poser, les yeux entre en contact sans fuir, les distances physiques diminuent pour laisser place à de sincère accolades, les regards de jugement deviennent compassion, la respiration se libère, le coeur s'ouvre... C'est une chance d'assister à une telle libération. Une chance car en plus d'observer la mienne propre je me remplie de celle de toutes ces individualités qui se sont offerte.
Ce soir je me suis dit que si je ne devais retenir qu'une chose de mon passage ici ce serait d'avoir appris à recevoir les pleurs d'un autre. Je m'explique : la plus part du temps, face aux pleurs d'un être que l'on aime ou même d'un inconnu notre première réaction est de rassurer ou de nier : "ça va aller... ne t'inquiète pas je suis là ou ne te mets pas dans des états pareils, ça n'en vaut pas la peine..." Mais combien de fois disons nous "vas y pleur, lâche tout ça..." ou même combien de fois sommes nous simplement capable de garder le silence et de n'être que présent à l'autre ? rarement... car à travers nos phrases de réconfort, la vérité, c'est que c'est nous que nous rassurons nous même... nous qui avons mal de voir nos proches souffrir, nous qui avons peur également de souffrir. Ici, et cela peu paraître étrange mais lorsque quelqu'un pleure, on ne cherche pas à le réconforter. On peut être présent, éventuellement le prendre dans ses bras mais il n'y a pas de phrases automatiques... Et cela ouvre une grande la possibilité à chacun d'exprimer sa peine sans sentir le poids sociétal du "tu dois aller bien, on ne se lâche pas comme ça, ça ne se fait pas..." C'est une belle leçon et je ne savais pas combien on pouvais recevoir d'une personne qui pleure quant on l'accueil vraiment...
Merci à vous tous qui avez traversé ma vie en y imprimant vos pas... et bonne route à vous aussi.
PS : la jeune fille et la perle c'est pour Anne... merci pour ce beau compliment.

vendredi 19 novembre 2010

Impermanence



Ce blog prenant la forme d'un long monologue très personnel, j'ai décidé de changer un peu sa présentation... Comme j'ai pioché la carte "transformation" l'autre soir au tarot ça me semble approprié !

lundi 15 novembre 2010

out

Je sors de quatre jours intensifs d'un stage de méditation qui furent bien intense... J'aimerai bien vous donner quelques expliquations mais tout ce qui se vit ici je crois ne peut pas se mettre en mot... il faut l'expérimenter...

lundi 8 novembre 2010

méditation késako ?

J'ai maintenant quelques jours de recul pour appercevoir les contours de mon nouveau monde.... Depuis dix jours donc, j'ai intégré cette communauté où l'on pratique quotidiennement la méditation. En disant communauté, je sais que déjà vous avez des images en tête : vie bohème et soisante huitard refaisant le monde, ou peut être au contraire, pensez vous aux moines en toge respectant un silence profond. Et bien vous pouvez oublier tout ça car ici, ça n'est ni l'un ni l'autre. C'est moins glamour mais ce sont simplement, six personnes qui partagent un toît et essayent autant que possible d'être au plus juste avec eux.

Contrairement à ce que l'on pourrai croire, ici aussi on s'engueule à grand cris, on cherche sa place, on est jaloux ou en colère... la seule différence avec le monde extérieur c'est qu'ici on s'accorde une à deux heures par jours pour sortir toutes ces émotions et essayer de les voir sans les laisser prendre le pouvoir. C'est assez suprenant et, moi aussi, j'ai du mettre de côté les idées toutes faites que j'avais en tête sur ce genre d'endroit. C'est bien moins parfait que je me l'imaginais et c'est peut être ça qui est le plus rassurant.

Les médiations proposées ici sont des méditations "actives" ce qui signife que nous faisons plus que nous assoire en silence... chaque méditations commence par des exercices physiques pouvant aller de mouvement ressemblant au "Taï Chi" jusqu'à des danses sur des sons tribal... Cette première partie vise à sortir toutes les tensions, la colère ou blocage que l'on a avoir dans la journée. C'est seulement après ce passage par le corps que nous méditons dans le sens plus traditionnel du terme.

Et là on rentre dans la fameuse question que beaucoup m'ont posé... mais c'est quoi méditer ? Au plus court, et je m'excuse à l'avance auprès des grands maîtres qui se sont creuser la tête depuis des siècles sur la question, mais je dirais simplement que méditer c'est : être observateur de ses pensées ou de ses émotions sans se laisser emporter par elles. C'est être présent à l'instant. (Pour ceux qui voudrait aller plus loin voir cet article.)

Deux heures par jour, j'essaye donc d'être observatrice de ce qui se passe dans mon coeur et dans ma tête... et je peux vous dire qu'il s'en passe un paquet ! Mais parfois, pour quelques secondes assez magiques, ce flux incessant s'arrête... Et dans ce vide qui pourrait passer pour un précipice s'installe une tranquilité au goût délicieux. Quand on a touché ne serait-ce qu'une fois à ça, difficile de l'oublier. C'est un peu comme le souvenir d'un excellent gâteau que votre grand mère vous aurait fait et dont on s'evertue à reproduire la recette pour retrouver le plaisir de la première bouchée. (en tant que gourmande, vous me comprendrez !)
Je ne sais pas si j'aurais éclairé votre lanterne avec tout ça mais pour moi ,c'est une aventure qui vaut bien un grand voyage... un voyage intérieur !

lundi 1 novembre 2010

Premières impressions

Le dernier participant du stage de ce weekend vient de partir et après trois jours intenses de vie commune, le centre retrouve son calme et son silence. Pendant ces trois jours, quinze personnes se sont réunies ici pour partager des méditations sous diverses formes, pour se retrouver eux, mais aussi pour vivre avec d'autres de vraies rencontres. Difficile d'expliquer le contenu de ces séances : alternance de paroles, libération du corps et d'introspection de l'esprit. Mais au bout du compte 15 personnes dont je connais à peine les noms, dont je n'ai aucune idée de leurs professions et que pourtant il me semble connaître au plus profond de leur intimité. C'est beau un être humain qui baisse les armes, qui sort sa colère ou qui offre ses larmes... Alors ce soir j'ai une pensée pour vous tous qui êtes loin et vous envoie un peu de cette densité de vie qui m'a été offerte : " Aimer c'est l'art d'être avec d'autres, méditer c'est l'art d'être en relation avec soi même, laissez l'amour et la méditation être vos deux ailes" Osho
Bonne nuits à tous



mercredi 27 octobre 2010

zen ?!

Après un bref passage à Paris pour retrouver mon amoureux qui m'attendait patiemment depuis un mois... je reprend la route de la Drôme une nouvelle fois... Après avoir fait travailler mon corps ardemment, je pars, cette fois ci, faire travailler mon esprit... et oui ça ne faisait pas partie du programme initial mais le bonheur de l'année sabbatique c'est justement de se laisser porter au gré des envies... j'ai donc décidé de revenir dans la Drôme pour un mois de méditation en pleine nature... ça en fait rêver certain... et cauchemarder d'autres ! seule activité de le journée méditer 2 à 3 heures par jours, donner un coup de main à la communauté et se balader dans les montagnes... je vous fais bientôt un compte rendu de l'apprentissage du petit scarabée !

PS: merci à Marine pour ce si beau Bouddha...

jeudi 21 octobre 2010

Happy family

Fin de parcourt dans les Pyrénées avec papa et maman pour quatre jours de détente version coocooning ! Une bonne cure de décrassage ultra nécessaire après deux mois pour le moins mouvementés ! Du soleil, des montagnes et le doux bruit du silence à nouveau... décidément que j'aime avoir les chaussures de marches au pieds. Serais-je entrain de développé une allergie à l'asphalte ? Pourtant un petit retour sur Paris s'impose... il faut parfois retrouver sa base pour faire le plein avant de se lancer vers l'inconnu.

samedi 16 octobre 2010

picture time

une pause sous le soleil de Toulouse (et oui les parisiens ici c'est encore l'été !) fameux petit restaurant dans le jardins des plantes, le "Moai" est sans conteste un bel endroit pour déguster de bons plats en regardant les perdrix et paons se balader...

picture time again

les jolies châtaignes ! à ce propos je vous donne très prochainement les coordonnées de Manu car ces délicieuses châtaignes n'attendent que vous pour Noël (essayez donc la crème de marron orange rhum !) Je compte passer une commande d'ici peu... avis aux amateurs !

en itinérance...

je viens d'avaler plus de 400 km en deux semaines... alors que j'en avais à peine parcouru 20 autour de ma ferme drômoise... un rythme de nomade qui me fait passer alternativement de canapé en lit d'appoint... A chaque nouvelle ville, c'est le même scénario. Un : trouver l'office du tourisme. Deux : se repérer sur la carte, demander un restaurant sympa aux autochtones. Trois : repérer les lieux originaux à visiter... mais surtout flâner, marcher longtemps et se perdre dans le dédale des rues.

Mon passage dans les Cévennes s'est malheureusement écourté car mon amie à eu des problèmes de santé et il était préférable qu'elle se repose... cependant j'ai quand même eu la grande joie de ramasser avec elle des châtaignes (ouille les doigts !)et de découvrir (même sous la pluie) de très beaux paysages qui m'ont donné envie de revenir découvrir cette belle région...

J'ai donc repris la route en direction de Toulouse pour poursuivre mon voyage intitulé "j'habite en France mais je ne connais pas mon pays" ! Après Montpellier c'était très dur de rivaliser mais j'ai laissé une chance à la ville rose de me convaincre. J'avoue que c'est une belle ville et que les restaurants qui pullulent ont eu raison de moi... Je recommande par exemple "le may" dont Pierre m'avait parlé. Si on passe outre l'accueil un peu froid on se régalera allègrement de petits plats copieux et maisons. En ce qui me concerne cependant, je trouve que Toulouse est une trop grande ville, je crois que je deviens allergique aux voitures !

Je suis maintenant à Pau pour de nouvelles aventures... (ou est l'office du tourisme ????)

J'en profite pour remercier ceux qui sur ma route m'ont fait une petite place dans leurs foyers, à chaque étapes c'est un peu de votre monde que vous m'avez offert et je garde avec moi tout ça précieusement.

Merci donc à Pascaline et Bernard pour accueil, la découverte du musée Fabre et leur fameuse recette de champignons.
Merci à Marine, Manu et leurs enfant actuels et à venir pour démontrer que nature, créativité et amour produisent des merveilles.
Merci à Sophie (et à son amoureux dont j'ai oublié le nom) d'avoir ouvert leur porte à une inconnue, j'espère que la grenouille se porte bien !
Merci aux couch-surfeur toulousain d'avoir trouvé une petite place pour les nouveaux pèlerins que nous sommes...
Merci à Christine pour nos longues discussions tardives, pour ce modèle de femme que tu es pour moi, pour ta liberté et tes non-compromis.
Merci à Mod et Sara qui m'ont accueilli comme une reine dans leur magnifique appartement, les bras ouverts et les assiettes bien remplies, j'ai été comme un coq en pâte !
Merci aux différents conducteurs qui m'ont co-voituré (même la panne d'essence à été drôle !)
Et enfin merci à vous pour vos commentaires et vos sms qui jalonnent ma route et... à Claire pour faire l'intendance de vie !

samedi 9 octobre 2010

Lire ou voyager ?

Montpellier regorge de trésors et l'un d'entre eux est cette librairie de voyage nichée dans le cœur de la vielle ville... imaginez des centaines de livres rangés par destinations, des cartes, des guides et surtout une libraire qui connait particulièrement bien son fonds... je suis jalouse ! moi aussi j'en veux une comme ça !

la librairie des cinq continents est à découvrir de suite :
http://www.lescinqcontinents.com/

vendredi 8 octobre 2010

Smile !

Delphine au musée Fabre... vous aurez reconnu un tableau de Soulage évidemment (apparemment il est du coin Rodez je crois...) Bien entendu les photos étaient interdites... et bien entendu on s'est fait remonter les bretelles... mais ça valait le coup non ?

jeudi 7 octobre 2010

la ville de nouveau

On me l'avais dit, je l'avais lu mais rien ne vaut une vérification par soi même... Montpellier est une des villes les plus agréable de France. Cela fait quatre jours que je suis ici et j'avoue que je suis presque conquise. Ici pas de voiture (ou peu) dans le centre ville, les piétons ne sont dérangés que par le tram qui sillonne silencieusement les rues, le rythme du pas est plus lent qu'à Paris, on flâne en lunette de soleil qui en ce mois d'octobre nous vaut encore de belles après midi en t-shirt ! Du coeur de la ville et ces anciennes rues qui aboutissent presque toujours sur une mignonne petite place ou l'on sirote tranquillement au grand bâtiment moderne mais propre et accueillant qui proposent une multitude d'activités... vraiment Montpellier a de nombreux atouts !

J'ai profité de cette petite pause urbaine pour arpenter librairie, bibliothèque, musées et cinéma... je fais le plein car demain je repars dans les cévennes ramasser des chataignes cette fois ! retour à la nature qui me manque déjà...

jeudi 30 septembre 2010

suite et Fin

On pleure au départ et puis on a du mal à partir à la fin... et oui cela fait un mois et je prolonge encore mon séjours de quelques temps tellement je m'y sens bien ! L'automne qui vient de nous rendre visite n'a pas encore entamé mon moral (il fait 14 degrés à la ferme le matin pour le petit déjeuner !) mais il plane déjà un air de départ qui nous donne à tous une boule au ventre... Dans quelques jours Marie, la responsable de cette belle ferme se retrouvera seule avec tout ce travail que nous avions déjà du mal à faire à trois. Simon, l'autre bénévole avec qui j'ai passé 20 jours, doit nous quitter demain. Quant à moi je décolle lundi en direction de Montpellier pour retrouver la ville et sa douce folie.

Que dire d'une expérience aussi intense, aussi riche... il me faudrait plusieurs pages pour cela et je n'ai malheureusement pas le temps tout de suite. J'ai rencontré à la ferme du collet de belles personnes, une femme intègre, collant à ses idéaux et qui à trouvé à travers ses chèvres le moyen de garder sa liberté même si celle-ci lui coûte cher. Des salariés accueillant, qui on prit de leur temps et de leur patience pour accepter les citadins que nous sommes. Des bénévoles qui cherchent à agir en cohérence avec leurs idées, qui cherchent tout court, un moyen de vivre d'autres vies que celles qui sont toutes tracées.

à la ferme, le rythme des traites berce le quotidien... les quelques temps libres sont consacrés au repos ou simplement à contempler la beauté de la nature environnante... Il y a tellement peu de sollicitation, que la lecture d'une page d'un livre en devient un plaisir intense... et quand on arrive à trouver le temps d'aller au cinéma, le film raisonne encore dans la tête plusieurs jours durant... Ce silence, cette simplicité, cette distillation d'animation redonne toute ça place à l'essentiel... le calme en soi. Je redoute de retrouver à nouveau la profusion de la ville qui nous pousse à bourrer nos agendas... Ici mes nuits étaient sans cauchemard, le sommeil était celui d'un corps repus d'une saine fatigue et l'esprit celui du travail simple accompli. Comment garder encore un peu de ce délicieux cadeau ? Je n'ai pour l'instant aucune réponse... mais mes questions en revanche sont de plus en plus nombreuses.

mercredi 15 septembre 2010

journée type !

Cette après midi est le premier temps que j'ai depuis trois semaines pour vous donner quelques nouvelles de ma vie de chevrière. Et oui vendredi cela fera déjà trois semaines que j'ai quitté Paris pour la Drôme et cette grande aventure... Pour être sincère avec vous les débuts ont été assez dur. La journée type commence à 7h30 du matin avec la première traite. à 10h environs, une fois que les chèvres ont été nourrie, il faut soit faire le fromage (jusqu'à 12h) soit partir les emmener en balade afin qu'elles broutent des jeunes feuilles fraîches... le retour de la "garde" comme on l'appelle se fait au alentour de 14h. le repas du midi est donc plutôt vers 15h (ce qui fait tard quand le petit déjeuner remonte à 7h !) Après le repas, une pause sieste s'impose pour affronter la journée loin d'être terminée. vers 17h30 nous reprenons le travail pour nettoyer la chèvrerie et accueillir les chèvres qui ont passées la fin d'après midi dans un champs. La deuxième traite se fait vers 18h30 et durera jusqu'à 21h30... avant de remonter il faudra, en outre, nourrir les trois chiens, ramasser les oeufs des quinze poules et remplir les seaux d'eau pour toutes la ménagerie ! repas du soir à 22h et dodo le plus rapidement possible vous vous en douterez... Toutes ces activités demandent une grande activité physique, porter, remplir, balayer, manoeuvrer la fourche... Bref tout ça pour vous dire que la vie d'éleveur est un travail physique.

J'ai donc souffert assez rapidement de mes petits muscles de bibliothécaire qui n'avaient pas l'habitude d'autant d'effort. Il a fallu également que je m'habitue physiologiquement à assumer diverses responsabilités telles que laver la machine à traire, emprésurer les bons seaux de lait et, bien sur garder un troupeau de 80 chèvres seule dans la montagne... Il est rare dans une vie je crois, à moins d'un grand changement professionnel, de se retrouver au niveau 0 de connaissance... En tant que bibliothécaire, je commence à connaître mon métier, c'est mon univers et j'y ai mes repères... mais là plus rien ! Tout à réapprendre, retour à la case écolier avec tout ce que ça implique de grande claque pour l'égo ( j'ai mis 10 jours à comprendre le fonctionnement de la trayeuse...)

Passé donc les premiers découragements (non j'y arriverai jamais, je ne tiendrai pas le rythme...) et une bonne soirée à lâcher de grosses larmes sur ma fatigue et mes douleurs variées (autant physique que morale) j'ai commencé, là aussi à trouver mes repères... les seaux sont devenus moins lourds, les explications moins ténébreuses, le rythme moins insoutenable. J'ai pu au environs du dixième jours relever la tête et voir enfin la douceur du jour arriver sur les montagnes, apprécier le silence et le bruit du vent et surtout commencer à aimer ces chèvres avec lesquelles je passais le plus grand de mes heures.

Un des élément déclencheur de mon amour pour ces bêtes est qu'il y a quelques jours, au moment ou je rentrai le troupeau, une de mes chèvres à pris peur des chiens et a soudain dévaler un ravin... Evidement c'était le jour ou j'étais seule... malgré mon grand vertige et n'entendant plus la chèvres ni les chiens, j'ai dévalé moi aussi ce ravin ravalant ma peur et ma colère de l'avoir laissé filer... après une descente un peu chaotique je retrouve finalement les chiens... mais là plus de chèvre !

Prise de panique j'ai commencer à appeler dans tout les sens mais ce que j'ai su plus tard c'est qu'une chèvres en danger se tait complètement pour ne pas attirer les prédateurs... J'ai fini par entendre un petit glapissement qui venait d'un tas de ronces en haut d'un autre ravins... ma petite chèvre (elle n'a qu'un an) était là, écorchée et terrorisée au dessus du vide. Elle avait du faire une mauvaise chute et se retrouver accrochée dans cette végétation qui lui avait lacéré la peau. Elle tremblait, était en sueur et peinait à se remettre sur ses pattes... A ce moment de l'histoire, je peux vous dire que je suis à peut près dans le même état que la chèvre. Ecorchée, choquée et désemparée quand à l'issu de cette situation, je n'ai tenu que par le regard que la pauvre bête portait sur moi en posant sa tête sur mon ventre comme dans un cris du coeur qui dit "je souffre, aide moi..."

Jamais je n'avais autant eu l'impression de communiquer avec un animal et ce fut pour moi une expérience si intense que je crois qu'elle changera à jamais ma vision des animaux... J'ai ressenti à ce moment tant de compassion pour cet être que, ma peur à moi est passée en deuxième plan et je me suis dit que je n'avais pas le choix. Vertige ou pas il fallait que je la remonte. Après beaucoup de caresses et de mots rassurants, nous avons donc entamé toutes le deux cette remontée pentue, un pas devant l'autre, en la poussant tout le long du chemin... Mon dos déjà en compote y a laissé des plumes (une chèvres ça pèse environs 35 kilos) Il nous aura fallu une heure pour remonter à la chèvrerie. Une fois les plaies soignées, je me suis écroulée d'épuisement... Depuis, j'imagine que vous voulez savoir, elle va mieux et tous les jours je viens voir ma petite protégée et la masse pour résorber son entorse.

J'aurais encore tant de choses à raconter mais mon temps est compté...

Autant vous dire que l'intensité de tout ce que je peux vivre ici me donne l'impression que je suis à 6000 kilomètre de Paris et de la vie qui était pourtant la mienne il y a quelques semaines encore. Si les mois restants me réservent autant d'émotion, je crois que cette année sabbatique sera une des plus intense de toute ma vie.

à très bientôt... je posterai des photos dès que j'en aurais l'occasion

vendredi 10 septembre 2010

Enfin !

après des recherches désespérées... je viens enfin de trouver un ordinateur avec internet ! (ce qui explique mon long silence de deux semaines...) Donc voilà, j'y suis, la chevrière dans toute sa splendeur et le moindre qu'on puisse dire c'est que ça change de Paris ! Pour vous donner une petite idée, la journée commence à 7h30 et termine souvent vers 22h30... autant vous dire que les premiers jours ont été assez difficile... je n'avais que rarement porté dans ma vie des bidons de 20 litres ! Bilan : découverte de nouveaux muscles inconnus dans les bras et dans le dos, égratignures variées de ronces, bleus de cornes de chèvres, et probablement 2 kilos de moins... Marie l'éleveuse, est une femme adorable et très accueillante et il n'est pas rare que voisins, amis viennent s'ajouter à sa table... Depuis deux jours un autre bénévole est venu nous rejoindre, et j'ai donc quelques renfort musculaire qui rendent les taches plus aisées ! J'aurais des tas de choses à vous raconter mais je n'ai que quelques minutes pour vos donner des nouvelles... donc la suite viendra bientôt !

jeudi 26 août 2010

26.08.10 /9:46/TGV Montélimar

L’argile et le potier
J’ai cru longtemps que l’argile était, entre les mains du potier, soumise au bon vouloir d’un maître.
Je sais maintenant qu’il n’en est rien.
Je sais que le potier ne peut rien sans l’argile, ni l’argile sans le potier.
Je sais que de leur complicité, de leur connivence peut naître quelque chose de neuf et d’inattendu.
Je sais que le potier révèle à la terre les possibilités insoupçonnées qu’elle porte en elle, et que la terre révèle au potier, dans un silencieux dialogue, ce qu’il est lui-même.
Je sais que l'œuvre qui nait de leur rencontre est, géniale ou balbutiante, une parole d’amour.
Puissions-nous être, les uns pour les autres, et l’argile et le potier.
Puissions-nous naître, les uns et les autres, de l’autre que nous rencontrons, et qu’il naisse, l’autre, de nous.
Puissions-nous recevoir de l’autre la révélation de ce que nous sommes, et que nous ignorons peut-être ; et qu’il reçoive de nous, l’autre, la révélation de ce qu’il est.
(Merci à Anne & à Catherine)

mercredi 25 août 2010

Ce n'est qu'un aurevoir...

Et bien voilà... c'est mon dernier jour de travail... se mêle à la fois excitation du départ et boule au ventre de laisser derrière moi amour, amis, collègues... C'est très difficile d'imaginer ce que cette parenthèse d'un an signifie. Tout au plus, j'ai déjà voyagé deux mois entre deux boulot... mais un an ! Vu d'ici mon retour en août 2011 me semble une île extrêmement lointaine... mais je sais que les jours passent vite lorsqu'ils sont denses de découverte et je sens que cette année pourrait bien passée comme un claquement de doigt... allez, ce rêve je l'ai tellement voulu, c'est pas le moment de flancher ! 1,2,3... en route !

mardi 10 août 2010

Bey !!!!!!

en attendant l'Asie... je me forme à ma future fonction de chevrière... alors une chèvrerie bio c'est quoi ? (réponse en image, c'est pas la mienne mais ça donne une idée !)

Décollage le 26 décembre !

Après plusieurs jours à examiner toutes les solutions en long en large et en travers... nous avons choisi nos billets d'avions ! Des formules tour du monde, il en existe des centaines sur le net et l'on peut pour moins de 2000 euros faire escale sur trois ou quatre continents... mais si, comme nous, vous voulez choisir vous même votre itinéraire... alors les complications commencent ! Au final c'est quand même l'agence travelnation qui a été la plus réactive et même si nous n'avons pas opté pour leur proposition, elle semble tout à fait recommandable. Au final nous avons réservé tout simplement avec ebookers :1500 euros = paris-Madras / Madras-Bangkok / Tokyo-Paris c'est honnête et puis ça nous laisse la liberté de voyager pendant cinq mois par voie terrestre à notre rythme...

vendredi 6 août 2010

Do you speak ?

je viens de découvrir un site assez utile pour apprendre les mots usuels dans les pays que nous allons traverser. On trouve tous les mots utiles en voyage et surtout on peut écouter la prononciation ! J'en ai fait l'expérience en Thaïlande, avoir fait l'effort d'apprendre quelques mots dans la langue du pays que l'on visite ouvre les portes du sourire et de la rencontre...
Par exemple en Coréen aurevoir se dit : An-nyong-hi Ka-ship-sio (ben c'est pas gagné !!)
http://www.travlang.com/languages/

mercredi 28 juillet 2010

la chèvre et moi

Pour répondre à la question de "comment as-tu trouvé la ferme où tu vas travailler ?" voici le lien :http://www.apasdeloup.org/

C'est une association qui a pour but de "donner la possibilité à un large public sans limite d'âge, de s'engager librement, aux côtés de spécialistes, dans une action bénévole au service d'une cause écologique majeure"

En ce qui me concerne c'est le projet Soutien à une chèvrerie (Drôme)...

bizarre... mais pas exceptionnel !

Quand on prend une année sabbatique, les réactions les plus courantes sont "oh mais c'est formidable !" viennent ensuite les variantes comme par exemple "j'aimerai beaucoup faire comme toi" ou " ah bon mais tu va faire quoi ?"...

Bref on a tendance à croire que ce qu'on fait est un peu étrange voire pas banal... Et puis on va sur le web ! Et là,c'est la grosse claque, car il y a tout ce qu'il faut pour faire redescendre son petit ego !!! Les blogs des gens comme nous (et encore je n'ai regardé que les francophone) qui on tout plaqué pour six mois, un an, 3 ou même 5 ans (oui! oui!) il y en a pléthore ! Des textes toujours touchant et personnels qui racontent l'avant, le pendant et l'après voyage... et des photos toutes plus belles les unes que les autres !

Alors me direz-vous pourquoi ajouter à la multitude de blog déjà existant le notre ? aucune si ce n'est de rester un peu en contact avec ceux qu'on aime... et si déjà avant de partir on prend une leçon d'humilité... et bien c'est que le voyage prend la bonne direction.

mardi 20 juillet 2010

ça s'amorce



...Ce petit dessin résume assez bien ce qui c'est passé dans ma tête durant les derniers mois... la période de changement est desormais enclenchée ! Après ces quelques jours de vacances revigorante (je vous conseille ce gîte pour recharger les bateries : http://belchenbach.free.fr/ )

Plus qu'une vingtaine de jours de travail avant le bouclage du sac... et c'est bien là le plus difficile... si vous posez la question de quoi emporter dans un sac sans qu'il ne dépasse 6 kilos... voici une petite idée :

- 4 tee-shirts - 2 paires de chaussettes- 4 culottes- 2 pantalons - 1 short- 1 jupe- 1 maillot de bain- 1 polaire- 1 coupe-vent - 1 paire de chaussure de marche- 1 paire de sandales

- 1 drap - 1 oreiller (merci Laurence !)

- 1 nécessaire de toilette- 1 serviette de toilette

- 1 montre- 1 paire de lunettes de soleil - 1 lampe frontale

dimanche 27 juin 2010

Faire le vide

Les cartons sont presque bouclés, ma vie est enfermée dans une cave... reste uniquement ce qui a refusé de me quitter pour m'accompagner encore un peu avant la grande envolée.... on trouve en vrac :

- une tasse, un bol et ma cuillère thaï (très utiles pour les cornflakes !)
- quelques livres qui attendaient sagement que je leur consacre un peu de temps (comme ce gros pavé d'Effondrement de Jared Diamond que je picore par petit bout)
- un tableau de serguei smirnov qui apaise tous les lieux où j'ai un jour posé mes bagages
- et mes petits pots d'épices... par ce que je compte bien profiter de mon temps libre pour cuisiner !

Comme c'est dur quand son univers vole en éclat, qu'il faut se restreindre à ne garder que quelques objets rassurant. Étrange aussi de découvrir à quel point ces "choses" nous sécurisent... C'est peut être ça justement qui me pousse à partir... à quoi se raccroche-t-on quand on a plus rien ? ou va-t-on chercher la sécurité si ce n'est en soi ?

samedi 26 juin 2010

Départ

On pense souvent que le départ commence le jour où l'on prend l'avion... mais en réalité ça commence bien avant... le grand départ n'est finalement que la fin d'un long processus... le résultat de milliers de petites gouttes venues creuser l'inébranlable pierre d'une vie posée. Pour ma part le processus à commencé il y a fort longtemps... si longtemps que je doute qu'il y est un point de départ... Mais plusieurs sans aucun doute...

Pour ce premier message je vous en livre un que je garde toujours près de moi pour ne pas m'endormir...

Ne serait-ce qu’une fois, si tu parlas de liberté,
Tes lèvres, pour l’avoir connue, en ont gardé le goût du sel,
Je t’en prie,
Par tous les mots qui ont approché l’espoir et qui tressaillent,
Sois celui qui marche sur la mer.
Donne-nous l’orage de demain.
Les hommes meurent sans connaître la joie.
Les pierres au gré des routes attendent la lévitation.
Si le bonheur n’est pas au monde nous partirons à sa rencontre.
Nous avons pour l’apprivoiser les merveilleux manteaux de l’incendie.
Si ta vie s’endort,
risque-la.

Jean MALRIEU