dimanche 27 juin 2010

Faire le vide

Les cartons sont presque bouclés, ma vie est enfermée dans une cave... reste uniquement ce qui a refusé de me quitter pour m'accompagner encore un peu avant la grande envolée.... on trouve en vrac :

- une tasse, un bol et ma cuillère thaï (très utiles pour les cornflakes !)
- quelques livres qui attendaient sagement que je leur consacre un peu de temps (comme ce gros pavé d'Effondrement de Jared Diamond que je picore par petit bout)
- un tableau de serguei smirnov qui apaise tous les lieux où j'ai un jour posé mes bagages
- et mes petits pots d'épices... par ce que je compte bien profiter de mon temps libre pour cuisiner !

Comme c'est dur quand son univers vole en éclat, qu'il faut se restreindre à ne garder que quelques objets rassurant. Étrange aussi de découvrir à quel point ces "choses" nous sécurisent... C'est peut être ça justement qui me pousse à partir... à quoi se raccroche-t-on quand on a plus rien ? ou va-t-on chercher la sécurité si ce n'est en soi ?

samedi 26 juin 2010

Départ

On pense souvent que le départ commence le jour où l'on prend l'avion... mais en réalité ça commence bien avant... le grand départ n'est finalement que la fin d'un long processus... le résultat de milliers de petites gouttes venues creuser l'inébranlable pierre d'une vie posée. Pour ma part le processus à commencé il y a fort longtemps... si longtemps que je doute qu'il y est un point de départ... Mais plusieurs sans aucun doute...

Pour ce premier message je vous en livre un que je garde toujours près de moi pour ne pas m'endormir...

Ne serait-ce qu’une fois, si tu parlas de liberté,
Tes lèvres, pour l’avoir connue, en ont gardé le goût du sel,
Je t’en prie,
Par tous les mots qui ont approché l’espoir et qui tressaillent,
Sois celui qui marche sur la mer.
Donne-nous l’orage de demain.
Les hommes meurent sans connaître la joie.
Les pierres au gré des routes attendent la lévitation.
Si le bonheur n’est pas au monde nous partirons à sa rencontre.
Nous avons pour l’apprivoiser les merveilleux manteaux de l’incendie.
Si ta vie s’endort,
risque-la.

Jean MALRIEU