mercredi 28 juillet 2010

la chèvre et moi

Pour répondre à la question de "comment as-tu trouvé la ferme où tu vas travailler ?" voici le lien :http://www.apasdeloup.org/

C'est une association qui a pour but de "donner la possibilité à un large public sans limite d'âge, de s'engager librement, aux côtés de spécialistes, dans une action bénévole au service d'une cause écologique majeure"

En ce qui me concerne c'est le projet Soutien à une chèvrerie (Drôme)...

bizarre... mais pas exceptionnel !

Quand on prend une année sabbatique, les réactions les plus courantes sont "oh mais c'est formidable !" viennent ensuite les variantes comme par exemple "j'aimerai beaucoup faire comme toi" ou " ah bon mais tu va faire quoi ?"...

Bref on a tendance à croire que ce qu'on fait est un peu étrange voire pas banal... Et puis on va sur le web ! Et là,c'est la grosse claque, car il y a tout ce qu'il faut pour faire redescendre son petit ego !!! Les blogs des gens comme nous (et encore je n'ai regardé que les francophone) qui on tout plaqué pour six mois, un an, 3 ou même 5 ans (oui! oui!) il y en a pléthore ! Des textes toujours touchant et personnels qui racontent l'avant, le pendant et l'après voyage... et des photos toutes plus belles les unes que les autres !

Alors me direz-vous pourquoi ajouter à la multitude de blog déjà existant le notre ? aucune si ce n'est de rester un peu en contact avec ceux qu'on aime... et si déjà avant de partir on prend une leçon d'humilité... et bien c'est que le voyage prend la bonne direction.

mardi 20 juillet 2010

ça s'amorce



...Ce petit dessin résume assez bien ce qui c'est passé dans ma tête durant les derniers mois... la période de changement est desormais enclenchée ! Après ces quelques jours de vacances revigorante (je vous conseille ce gîte pour recharger les bateries : http://belchenbach.free.fr/ )

Plus qu'une vingtaine de jours de travail avant le bouclage du sac... et c'est bien là le plus difficile... si vous posez la question de quoi emporter dans un sac sans qu'il ne dépasse 6 kilos... voici une petite idée :

- 4 tee-shirts - 2 paires de chaussettes- 4 culottes- 2 pantalons - 1 short- 1 jupe- 1 maillot de bain- 1 polaire- 1 coupe-vent - 1 paire de chaussure de marche- 1 paire de sandales

- 1 drap - 1 oreiller (merci Laurence !)

- 1 nécessaire de toilette- 1 serviette de toilette

- 1 montre- 1 paire de lunettes de soleil - 1 lampe frontale

dimanche 27 juin 2010

Faire le vide

Les cartons sont presque bouclés, ma vie est enfermée dans une cave... reste uniquement ce qui a refusé de me quitter pour m'accompagner encore un peu avant la grande envolée.... on trouve en vrac :

- une tasse, un bol et ma cuillère thaï (très utiles pour les cornflakes !)
- quelques livres qui attendaient sagement que je leur consacre un peu de temps (comme ce gros pavé d'Effondrement de Jared Diamond que je picore par petit bout)
- un tableau de serguei smirnov qui apaise tous les lieux où j'ai un jour posé mes bagages
- et mes petits pots d'épices... par ce que je compte bien profiter de mon temps libre pour cuisiner !

Comme c'est dur quand son univers vole en éclat, qu'il faut se restreindre à ne garder que quelques objets rassurant. Étrange aussi de découvrir à quel point ces "choses" nous sécurisent... C'est peut être ça justement qui me pousse à partir... à quoi se raccroche-t-on quand on a plus rien ? ou va-t-on chercher la sécurité si ce n'est en soi ?

samedi 26 juin 2010

Départ

On pense souvent que le départ commence le jour où l'on prend l'avion... mais en réalité ça commence bien avant... le grand départ n'est finalement que la fin d'un long processus... le résultat de milliers de petites gouttes venues creuser l'inébranlable pierre d'une vie posée. Pour ma part le processus à commencé il y a fort longtemps... si longtemps que je doute qu'il y est un point de départ... Mais plusieurs sans aucun doute...

Pour ce premier message je vous en livre un que je garde toujours près de moi pour ne pas m'endormir...

Ne serait-ce qu’une fois, si tu parlas de liberté,
Tes lèvres, pour l’avoir connue, en ont gardé le goût du sel,
Je t’en prie,
Par tous les mots qui ont approché l’espoir et qui tressaillent,
Sois celui qui marche sur la mer.
Donne-nous l’orage de demain.
Les hommes meurent sans connaître la joie.
Les pierres au gré des routes attendent la lévitation.
Si le bonheur n’est pas au monde nous partirons à sa rencontre.
Nous avons pour l’apprivoiser les merveilleux manteaux de l’incendie.
Si ta vie s’endort,
risque-la.

Jean MALRIEU