Il y a des chansons qu'on rencontre à plusieurs reprises sur son chemin et qui finissent par vous accompagner dans l'oreille pour longtemps...
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lundi 9 mai 2011
Mantra
Il y a des chansons qu'on rencontre à plusieurs reprises sur son chemin et qui finissent par vous accompagner dans l'oreille pour longtemps...
dimanche 27 février 2011
Sagesse lao
" Le propre du bouddhisme est la réalisation du détachement.(...) Il est de ce fait utile de pouvoir passer de l'état laïque à l'état monastique et inversement autant de fois que le veulent les circonstances de la vie. Ainsi fait-on le point sur l'état de nos attachements."
Au Laos on devient pas moine une fois pour toutes... on y effectue plutôt des retraites méditatives passagères aux grands moments de la vie (l'adolescence, le mariage, la mort des parents...) C'est un aller-retour complètement naturel pour les Laotiens. Or, on pense souvent à la difficulté de tout abandonner pour entrer dans un monastère... mais on pense moins souvent à la sécurité qu'il procure et la peur d'en sortir pour aller affronter "la vraie vie". Cette alternance laotienne permet de connaître les avantages (et les inconvénients) des deux côtés de la porte... et peut-être donc d'en apprécier d'avantage chaque situation.
Je pense que cette phrase est venue me donner une forme de réponse à mes questionnements de retour... l'aternance de la vie nomade et la vie sédentaire permet d'apprécier ces deux phases avec plaisir, d'autant plus lorsqu'on sait qu'elles ne sont pas éternelles. Alors voyage au long cours ou canapé ? je choisis les deux ! à moi de trouver la vie qui va avec...
L'école de la forêt - un itinéraire spirituel lao
Amphay Dore Kailas éditions
Au Laos on devient pas moine une fois pour toutes... on y effectue plutôt des retraites méditatives passagères aux grands moments de la vie (l'adolescence, le mariage, la mort des parents...) C'est un aller-retour complètement naturel pour les Laotiens. Or, on pense souvent à la difficulté de tout abandonner pour entrer dans un monastère... mais on pense moins souvent à la sécurité qu'il procure et la peur d'en sortir pour aller affronter "la vraie vie". Cette alternance laotienne permet de connaître les avantages (et les inconvénients) des deux côtés de la porte... et peut-être donc d'en apprécier d'avantage chaque situation.
Je pense que cette phrase est venue me donner une forme de réponse à mes questionnements de retour... l'aternance de la vie nomade et la vie sédentaire permet d'apprécier ces deux phases avec plaisir, d'autant plus lorsqu'on sait qu'elles ne sont pas éternelles. Alors voyage au long cours ou canapé ? je choisis les deux ! à moi de trouver la vie qui va avec...
mercredi 1 décembre 2010
à dans 8 mois...
Avant de reprendre la route qui m'attend je voulais dire merci...
merci à Fulwari pour son humour, son énergie et son grand cœur qu'elle cache parfois sous des yeux de feu...
merci à Deepti pour le courage de son cheminement, ses bras ouverts, son doigté de cuisinière et son talent au tarot...
merci à Navanita pour sa ténacité, l'énergie de sa danse, les dynamiques partagées et sa belle sensibilité qu'elle voudrait cacher...
merci à Arman pour nos discussions informatique, pour la "kuku", pour ta simplicité qui fait du bien...
merci à Charou (pas la moindre idée de comment ça s'écrit) pour nos traductions aux amandes grillées, j'espère que tu as eu une bonne note !!!
Et bien sur merci à Manish, pour son rat en peluche et sa choucroute mais surtout... pour ouvrir la voix en nous d'un retour à "la maison" et nous apprendre à recevoir...
Merci pour ce refuge un peu particulier qui ouvre à soi et aux autres...
jeudi 25 novembre 2010
Changement
PS : après "transformation" j'ai pioché "changement" au tarot... je crois que je vais finir par comprendre le message !
dimanche 21 novembre 2010
concentré de vie
Ce soir se termine mon dernier stage de méditation. Encore des au revoirs, encore des sourires complices de moments intenses partagés, encore quelques pleurs sous le lourds poids des émotions lâchées... à chaque groupe son histoire et pourtant, je ne peux m'empêcher de noter la répétition d'un scénario dont je commence à cerner les contours. Le premier jours, j'ai observé dans les attitudes de chacun un savant mélange de peur et d'envie... Certain regardent leurs chaussures, d'autres au contraire monopolisent la parole mais finalement les deux stratégies ne visent qu'a une seule et même chose : se protéger face à un environnement inconnu. Minute par minute, fracturé par la force des méditations, les carapaces pourtant se brisent... pour certaines ça ne prendra que quelques minutes, pour d'autres en revanche, cela se fera parfois dans les derniers regards. Mais pour tous, il y a changement. Les sourires figés du départ deviennent authentiques, les paroles trépidantes du paraître finissent par se poser, les yeux entre en contact sans fuir, les distances physiques diminuent pour laisser place à de sincère accolades, les regards de jugement deviennent compassion, la respiration se libère, le coeur s'ouvre... C'est une chance d'assister à une telle libération. Une chance car en plus d'observer la mienne propre je me remplie de celle de toutes ces individualités qui se sont offerte.
Ce soir je me suis dit que si je ne devais retenir qu'une chose de mon passage ici ce serait d'avoir appris à recevoir les pleurs d'un autre. Je m'explique : la plus part du temps, face aux pleurs d'un être que l'on aime ou même d'un inconnu notre première réaction est de rassurer ou de nier : "ça va aller... ne t'inquiète pas je suis là ou ne te mets pas dans des états pareils, ça n'en vaut pas la peine..." Mais combien de fois disons nous "vas y pleur, lâche tout ça..." ou même combien de fois sommes nous simplement capable de garder le silence et de n'être que présent à l'autre ? rarement... car à travers nos phrases de réconfort, la vérité, c'est que c'est nous que nous rassurons nous même... nous qui avons mal de voir nos proches souffrir, nous qui avons peur également de souffrir. Ici, et cela peu paraître étrange mais lorsque quelqu'un pleure, on ne cherche pas à le réconforter. On peut être présent, éventuellement le prendre dans ses bras mais il n'y a pas de phrases automatiques... Et cela ouvre une grande la possibilité à chacun d'exprimer sa peine sans sentir le poids sociétal du "tu dois aller bien, on ne se lâche pas comme ça, ça ne se fait pas..." C'est une belle leçon et je ne savais pas combien on pouvais recevoir d'une personne qui pleure quant on l'accueil vraiment...
Merci à vous tous qui avez traversé ma vie en y imprimant vos pas... et bonne route à vous aussi.
PS : la jeune fille et la perle c'est pour Anne... merci pour ce beau compliment.
lundi 8 novembre 2010
méditation késako ?
J'ai maintenant quelques jours de recul pour appercevoir les contours de mon nouveau monde.... Depuis dix jours donc, j'ai intégré cette communauté où l'on pratique quotidiennement la méditation. En disant communauté, je sais que déjà vous avez des images en tête : vie bohème et soisante huitard refaisant le monde, ou peut être au contraire, pensez vous aux moines en toge respectant un silence profond. Et bien vous pouvez oublier tout ça car ici, ça n'est ni l'un ni l'autre. C'est moins glamour mais ce sont simplement, six personnes qui partagent un toît et essayent autant que possible d'être au plus juste avec eux.
Contrairement à ce que l'on pourrai croire, ici aussi on s'engueule à grand cris, on cherche sa place, on est jaloux ou en colère... la seule différence avec le monde extérieur c'est qu'ici on s'accorde une à deux heures par jours pour sortir toutes ces émotions et essayer de les voir sans les laisser prendre le pouvoir. C'est assez suprenant et, moi aussi, j'ai du mettre de côté les idées toutes faites que j'avais en tête sur ce genre d'endroit. C'est bien moins parfait que je me l'imaginais et c'est peut être ça qui est le plus rassurant.
Les médiations proposées ici sont des méditations "actives" ce qui signife que nous faisons plus que nous assoire en silence... chaque méditations commence par des exercices physiques pouvant aller de mouvement ressemblant au "Taï Chi" jusqu'à des danses sur des sons tribal... Cette première partie vise à sortir toutes les tensions, la colère ou blocage que l'on a avoir dans la journée. C'est seulement après ce passage par le corps que nous méditons dans le sens plus traditionnel du terme.
Et là on rentre dans la fameuse question que beaucoup m'ont posé... mais c'est quoi méditer ? Au plus court, et je m'excuse à l'avance auprès des grands maîtres qui se sont creuser la tête depuis des siècles sur la question, mais je dirais simplement que méditer c'est : être observateur de ses pensées ou de ses émotions sans se laisser emporter par elles. C'est être présent à l'instant. (Pour ceux qui voudrait aller plus loin voir cet article.)
Deux heures par jour, j'essaye donc d'être observatrice de ce qui se passe dans mon coeur et dans ma tête... et je peux vous dire qu'il s'en passe un paquet ! Mais parfois, pour quelques secondes assez magiques, ce flux incessant s'arrête... Et dans ce vide qui pourrait passer pour un précipice s'installe une tranquilité au goût délicieux. Quand on a touché ne serait-ce qu'une fois à ça, difficile de l'oublier. C'est un peu comme le souvenir d'un excellent gâteau que votre grand mère vous aurait fait et dont on s'evertue à reproduire la recette pour retrouver le plaisir de la première bouchée. (en tant que gourmande, vous me comprendrez !)
Je ne sais pas si j'aurais éclairé votre lanterne avec tout ça mais pour moi ,c'est une aventure qui vaut bien un grand voyage... un voyage intérieur !
Contrairement à ce que l'on pourrai croire, ici aussi on s'engueule à grand cris, on cherche sa place, on est jaloux ou en colère... la seule différence avec le monde extérieur c'est qu'ici on s'accorde une à deux heures par jours pour sortir toutes ces émotions et essayer de les voir sans les laisser prendre le pouvoir. C'est assez suprenant et, moi aussi, j'ai du mettre de côté les idées toutes faites que j'avais en tête sur ce genre d'endroit. C'est bien moins parfait que je me l'imaginais et c'est peut être ça qui est le plus rassurant.
Les médiations proposées ici sont des méditations "actives" ce qui signife que nous faisons plus que nous assoire en silence... chaque méditations commence par des exercices physiques pouvant aller de mouvement ressemblant au "Taï Chi" jusqu'à des danses sur des sons tribal... Cette première partie vise à sortir toutes les tensions, la colère ou blocage que l'on a avoir dans la journée. C'est seulement après ce passage par le corps que nous méditons dans le sens plus traditionnel du terme.
Et là on rentre dans la fameuse question que beaucoup m'ont posé... mais c'est quoi méditer ? Au plus court, et je m'excuse à l'avance auprès des grands maîtres qui se sont creuser la tête depuis des siècles sur la question, mais je dirais simplement que méditer c'est : être observateur de ses pensées ou de ses émotions sans se laisser emporter par elles. C'est être présent à l'instant. (Pour ceux qui voudrait aller plus loin voir cet article.)
Deux heures par jour, j'essaye donc d'être observatrice de ce qui se passe dans mon coeur et dans ma tête... et je peux vous dire qu'il s'en passe un paquet ! Mais parfois, pour quelques secondes assez magiques, ce flux incessant s'arrête... Et dans ce vide qui pourrait passer pour un précipice s'installe une tranquilité au goût délicieux. Quand on a touché ne serait-ce qu'une fois à ça, difficile de l'oublier. C'est un peu comme le souvenir d'un excellent gâteau que votre grand mère vous aurait fait et dont on s'evertue à reproduire la recette pour retrouver le plaisir de la première bouchée. (en tant que gourmande, vous me comprendrez !)
Je ne sais pas si j'aurais éclairé votre lanterne avec tout ça mais pour moi ,c'est une aventure qui vaut bien un grand voyage... un voyage intérieur !
lundi 1 novembre 2010
Premières impressions
Bonne nuits à tous
mercredi 27 octobre 2010
zen ?!
PS: merci à Marine pour ce si beau Bouddha...
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